mardi 19 août 2008

Wall-E : un bout de métal très attachant !


Figure-toi que durant 3 jours, il y avait une pseudo fête du cinéma dans tous les cinés parisiens : la séance à 3€ ! Oui tu n’en crois pas tes oreilles !
Je dis Merci ma collègue Sophie car la Mairie de Paris, initiatrice de l’opération et les cinémas eux-mêmes n’ont pas jugé utile de trop communiquer dessus.

Enfin bref, j’ai sauté sur l’occasion pour aller voir ce petit robot dont on parle tant et dont j’ai vu les figurines envahir les boutiques à Disney la semaine dernière.

Hey vous croyez vous qu’on peut avoir de l’affection pour un robot qui plus est fictif ? Ben ça m’est arrivé ! Je viens rejoindre la longue liste de nanas auprès desquelles Wall-E a eu énormément de succès notamment aux USA.

L’histoire

Imaginez que l’humanité ait été obligée de quitter la Terre car devenue invivable à cause de la pollution,et que quelqu’un ait oublié d’éteindre le dernier robot. Le dernier être sur Terre est donc Wall-E, un robot qui a l’énorme tâche de nettoyer cette poubelle qu’est devenue la Terre !
Mais au bout de 700 ans, Wall-E a développé une personnalité aux caractéristiques humaines. Extrêmement curieux, Wall-E se sent surtout très seul…jusqu’à l’arrivée d’Eve un super robot chercheur, à la pointe de la technologie, envoyé par les humains depuis leur base spatiale.

Une histoire d’amour commence…

Ben quoi on a droit de rêver avec Pixar !

Je m’arrête là pour toi qui n’a pas encore vu ce petit chef d’œuvre et te laisse découvrir par tes propres yeux ce monde imaginaire quoique…

Pixar. Parlons-en! Ils ont en de l’imagination ces magiciens des studios d’animation de Pixar! Même si les dialogues sont très limités au départ, le graphisme du film (on a l’impression que tout est vrai et a été filmé !), le scénario et les personnages, enfin les robot-personnages, font vite oublier cet aspect. Le scénariste et réalisateur, Andrew Stanton, oscarisé pour le monde de Nemo, a su donner vie à cette machine et la rendre si attachante et touchante avec ses yeux limite larmoyants !

Ce qui est surprenant, ce sont surtout les détails à la fois dans les mimiques ou les attitudes des robots qui rappellent l’être humain et sont très marrants d’ailleurs, mais aussi dans l’imagination des technologies futures utilisées par les humains.

Certains aspects de ce film rappellent un peu « I-robot » dans les sentiments humains que peuvent développer les robots et dans la prise de contrôle que certains d’entre eux peuvent opérer.

Loin d’être totalement innocent, Wall-E tire la sonnette d’alarme sur la pollution et la dégradation de notre planète, due à la surconsommation, et surtout à l’inconscience de l’être humain au profit de son propre confort.

Ce film crie haut et fort : « Voilà ce que vous allez faire de la Terre, si vous ne faites pas attention ! ».

Va le voir toi petit lecteur qui ne connaît pas encore Wall-E! Tu passeras un très bon moment car cette petite machine est marrante, touchante et si…humaine !
Tiens un petit extrait pour te donner un avant goût :

dimanche 3 août 2008

Gurejele: du Kaneka à Paris!

(Avant toute chose, je tiens à préciser qu'à l'époque de cet évènement que je vais te raconter, je n'étais pas encore équipée de mon super Canon 450D. Les photos ont été faites avec les moyens du bord d'où la pauvre qualité...Je me rattraperais).

Kaneka? Haaa tu te demandes ce que c'est, toi petit lecteur métropolitain! Hé bien c'est la sik du caillou! Oui Caillou = Calédonie.
Plus sérieusement, le kaneka (clique sur les liens si tu veux en savoir plus) est un style de musique créé par les Kanaks dans les années 1980 en Calédonie. Ce style s’appuie sur les traditions kanaks (avec la danse locale: le pilou), mêlées à des influences de reggae et blues.
Tout ça pour te dire que la semaine dernière, je me suis ruée au New Morning, au concert de Gurejele, groupe mythique calédonien. C'est pas tous les jours qu'on peut voir ça à Paris! Même que certains m'ont dit: "Ca existe des groupes calédoniens?" Ah bah oui hein, on est pas totalement amorphe à cause du soleil sur notre petite île, au point de ne rien créer!
Pour en revenir au sujet, les chanteurs stars de Gurejele sont un couple originaire de l'île de Maré en Nouvelle-Calédonie: Dick et Hatr (prononcez Natch) Buama. Gurejele est sans doute le groupe kanak le plus populaire dans la région mélanésienne.
Il faut dire que le rythme de leur chanson est très entraînant, tellement entraînant que toi petit lecteur, tu bougerais ton corps jusqu'au bout de la nuit! Gurejele chante en majorité en Nengone, la langue de Maré mais ce soir là j'ai entendu du Drehu (prononcez Diehou avec le "h" aspiré), langue de Lifou (île de Calédonie également).
Le concert a commencé par une première partie de Dojima, métis calédonien, qui a participé à la dernière édition de la Star Ac. Mais si, tu sais celui qui entretient un château dans la Sarthe, même que c'est à côté du village de mes grands-parents, et qui chantait à ses heures perdues.
Et bien, il a son répertoire! Oui je l'apprenais aussi. Il a chanté des compositions à lui, plutôt pas mal et quelques reprises arrangées à sa façon, dont une assez originale de "Staying alive". http://www.myspace.com/dojimaounei "Guerrier du Pacifique" était LA chanson dédicacée à la Calédonie sur un rythme très reggae.

2eme artiste en première partie: Ykson.

Peut-être honte à moi auprès des calédoniens, mais je connaissais pas du tout! Quelle découverte! Très belle voix, pour ce chanteur calédonien, vainqueur du concours "9 semaines et un jour" sur RFO qui réunissait plusieurs artistes océaniens. Ykson mêle tout les styles: du rap, en passant par la soul, le kaneka et même un peu de jazz et de rock! Une musique métissée que j'adore!
J'ai focalisé sur les titres des chansons qui attirent l'attention: "Prête moi tes ailes", "la petite coccinelle qui frappe à la porte", "Nage trank… îles ".

Ensuite, les choses sérieuses ont commencé! Non pas vocalement mais niveau ambiance, le public s'est trans-for-mé à l'arrivée de Gurejele. Le Kanak qui sommeillait en chacun s'est réveillé. Oui ce public même qui s'était installé timidement autour des tables rondes et sur les banquettes du New Morning, ce public qui a résisté à l'appel de Dojima de descendre dans la mini fosse, a envahit le devant de la scène dès la première chanson.

Faut dire que le rythme n'était plus le même! C'est ça aussi !(ndlr: expression typiquement locale)
Presque tous les tubes de Gurejele y sont passés: "Watolea", "C'est qui qui paye" (C'est la France qui paie)...Malheureusement, pas de Waipeipegu pourtant sollicité. Mais bon faut varier un peu quand même avec des chansons du dernier album de Dick Buama: "Malamala" et me demandez pas ce que ça veut dire!
Soirée mémorable! J'ai retrouvé les calédoniens tels qu'ils l'étaient, qu'ils soient kanaks, caldoches, wallisiens, métis ou autres; avec cette timidité première qui se transforme d'un seul coup en chaleur, que dis-je en déchaînement!
J'ai aussi retrouvé des personnes que je n'imaginais même pas être en France ou à Paris, des personnes que j'avais oubliées alors qu'on habitait le même quartier. Et pourtant, elles m'ont reconnu!
La vie est pleines de surprises et le monde est petit, surtout quand on vient de Calédonie, moi jvous le dis!
Enfin, pour une soirée, j'ai fait un bond de 20 000 km!
Ensuite, il a fallu prendre le métro pour rentrer dans cette autre chez moi qui m'a paru bien froid tout à coup...